En chiffres

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L’anatomie, la physiologie, le métabolisme, de nombreux processus, allant du développement de l’œuf fécondé au vieillissement, sont très semblables chez l’être humain et chez les autres mammifères. La comparaison entre l'homme et la souris a montré que leurs listes de gènes sont identiques à 95 %. Cette proximité permet d’extrapoler les résultats des expériences sur les animaux et de tirer des conclusions valables pour l’être humain, points de départ pour la poursuite de la recherche.

Hormis les invertébrés (levures, vers, mouches), les principales espèces utilisées à l’UNIL et au CHUV en 2020 sont des souris (92%) et des rats (5%) hébergés dans des animaleries adaptées au besoin de l’espèce.
Les études sur les espèces sauvages sont menées sur le terrain et les animaux (fourmis, chouettes, poissons) restent dans leur milieu sauvage. Elles visent notamment à la protection des espèces sauvages locales.

Nombre d'animaux / espèce en 2020

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Les poissons utilisés en expériences en 2020 sont des truites sauvages ou des poissons zèbres hébergés dans des aquariums.

Les oiseaux utilisés en expérience correspondent au suivi des populations de chouettes sauvages ou d’études sur la malaria aviaire.

 

Nombre d'animaux d'expérience (2014-2020)

 

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Degrés de sévérité

En Suisse, la recherche menée avec de l’expérimentation animale est classée selon quatre degrés de sévérité, qui mesurent la contrainte sur une échelle de 0 à 3.

Degré de sévérité 0: Absence de contrainte. Si un animal n’éprouve aucune douleur, souffrance, blessure ou anxiété au cours d’une expérience, le degré de sévérité est classé 0.

Par exemple, des chercheurs de la Faculté de biologie et de médecine de l’UNIL (FBM) font nager des poissons zèbres dans des aquariums à contre-courant pour augmenter leur endurance, afin d’identifier les mécanismes moléculaires qui améliorent la santé. D’autres équipes de recherche étudient la réaction de souris de différents âges à des écouvillons de différentes odeurs pour comprendre comment l’olfaction se développe.

Degré de sévérité 1: Contrainte légère. Si un animal éprouve une douleur ou une blessure légère et de courte durée ou une légère perturbation de son bien-être général, le degré de sévérité est classé 1.

Entrent dans cette catégorie, les recherches menées au sein de la FBM qui essaient par exemple de comprendre et de réduire le développement de l’obésité chez des souris en les nourrissant avec une nourriture riche en graisse et en leur donnant par exemple dans leur eau de boisson une substance qui pourrait limiter leur prise de poids.

D’autres recherches par exemple testent de nouveaux vaccins en les injectant à des souris, puis des prises de sang sont régulièrement effectuées afin de suivre leur réponse immunitaire.

Le suivi des populations de chouettes sauvages avec des GPS sont également de degré de sévérité 1.

Degré de sévérité 2: Contrainte moyenne. Si un animal éprouve une contrainte modérée et de courte durée ou une contrainte légère mais qui dure plus longtemps, le degré de sévérité est classé 2.

Par exemple des travaux de scientifiques de la FBM essaient de comprendre comment le diabète de type 2 se développe chez des souris. Ils peuvent inactiver la fonction de certains gènes pour observer si cela déclenche un diabète clinique, c’est-à-dire que les souris vont alors beaucoup boire et uriner et elles auront tendance à maigrir.

D’autres chercheurs réalisent des injections dans le cerveau de rats ou de souris sous anesthésie générale et traitement analgésique pour essayer de soigner la maladie de Parkinson.

Degré de sévérité 3: Contrainte sévère. Si un animal éprouve une douleur intense, une souffrance continue, une peur importante ou subit une altération sévère de son bien-être général, ou si les contraintes sont modérées mais se prolongent sur une durée moyenne ou longue, le degré de sévérité est classé 3.

Une minorité des expériences menées est de degré 3 (7% des animaux en 2020). Ce degré de sévérité est par exemple nécessaire pour des travaux menés au sein de la FBM qui étudient le vieillissement des souris. Les scientifiques étudient donc des souris âgées qui perdent du poids et deviennent moins mobiles jusqu’à approcher du moment de leur mort naturelle.

D’autres chercheurs essaient de soigner le développement de gliobastomes (tumeurs malignes), ils injectent donc des tumeurs dans le cerveau des souris puis ils injectent des produits d’intérêt afin d’essayer d’empêcher le développement de ces tumeurs.

Il y a également des recherches lausannoises qui se focalisent sur les accidents vasculaires cérébraux (AVC) qu’elles essaient de mieux comprendre pour les soigner. Dans ce cas, sous anesthésie chirurgicale et couverture analgésique, les chercheurs réalisent une ligature transitoire de l’artère cérébrale moyenne qui irrigue une partie du cerveau de la souris puis ils injectent des substances pour tenter de les soigner.

Un peu moins de la moitié des animaux (49%) ont subi un degré 0 ou 1 en 2020.
Les autres animaux ont subi une expérience de degré 2.
7% des animaux ont subi une expérience de degré 3.

Degré de sévérité en 2020

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